Centre de Méditation
Kadampa France

« J’apprends à donner un sens à ce que je fais et non plus à faire pour faire »

octobre 2011 | Autres

Grande voyageuse et bénévole dans l’âme, la québécoise Hélène Faille a posé ses valises durant un mois au Centre de Méditation Kadampa France. Accompagnée de Raymonde Pelletier, une amie du Québec, Hélène a beaucoup apprécié la formule de retraite « Une vie pleine de sens » qui permet de combiner harmonieusement temps pour la méditation et la détente avec des activités manuelles.

Comment se passe une journée type en retraite spirituelle « Une vie pleine de sens » ?

Je commence ma journée par une méditation dans la salle de méditation du château. Après le petit-déjeuner, je fais une grande marche dans la forêt qui entoure le village de Saint-Mars-d’Outillé. Ensuite, lecture, détente, taï-chi. L’après-midi, j’aide le centre pendant trois heures, selon les besoins du château : jardinage, cuisine, nettoyage, repassage, etc. J’aime bien ce travail qui me met en contact direct avec les résidents du château et notamment les moines et les nonnes, qui sont tous très accessibles.

J’apprends à donner un sens à ce que je fais et non plus à faire pour faire. Je trouve un réel plaisir à accomplir toutes ces tâches.

Je me sens intégrée dans cette communauté où il n’y a pas de hiérarchie visible, c’est peut-être ce que l’on appelle « l’équanimité »… Le soir, j’assiste à des enseignements ou je participe à des prières en groupe, durant lesquels il y a aussi un temps pour la méditation.

Evidemment, je n’ai pris le rythme que la deuxième semaine après mon arrivée. la première était occupée par la découverte des lieux, des personnes et du fonctionnement de ce « gros paquebot » qu’est le château.

Heureusement que je suis ici pour un mois car je pense que mon séjour ici n’aurait pas été aussi profitable.

Comment trouvez-vous la vie en communauté ?

Ce qui me frappe avant tout, c’est de rencontrer une communauté jeune et dynamique, composée de laïcs et de personnes ordonnées. Ici, je sens vraiment une préoccupation de l’autre et cela de manière non-artificielle. Et avec Raymonde, nous avons vraiment l’impression de faire partie de cette communauté, on ne sent pas de différence.

Dimanche dernier, il y avait une journée porte-ouverte dans le cadre des journées du patrimoine. Nous avons accueillis 850 personnes. J’ai senti un grand bonheur de la part de toute la communauté d’avoir touché autant de personnes qui maintenant peuvent compter en tout temps sur un lieu de paix et de ressourcement au coeur de la campagne Sarthoise. Ici, on sent que les bouddhistes et les non-bouddhistes sont accueillis avec le « même coeur ».

Qu’avez-vous appris sur le plan spirituel ? Qu’allez-vous ramener chez vous ?

Après deux semaines de séjour, je peux dire que j’arrive à apaiser mon mental beaucoup plus rapidement qu’avant et je tente de garder cet esprit calme et paisible pour « faire le quotidien ». Le château est un laboratoire où je peux mettre en pratique facilement… les enseignements, poser des questions, examiner certains doutes.

Ce que je ramène ?
– Savoir que la paix intérieure est possible
– Arriver à calmer mon esprit beaucoup plus rapidement
– Garder cet esprit paisible et calme plus souvent dans mes activités quotidiennes
– Donner un sens à tout ce que je fais
– Avoir recontré quantité de gens qui viennent au château pour participer à la découverte de la paix intérieure ou simplement se reposer et « recharger leur batterie »
– Enfin comprendre comment vivre une vie pleine de sens

Raymonde qui m’a accompagné jusqu’ici et qui vient également du Québec et dont c’est la première expérience dans un centre bouddhiste est également très heureuse de son séjour.

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